"Vous les hommes, vous le charme
Vos sourires nous attirent nous désarment
Vous les anges, adorables
Et nous sommes nous les femmes pauvres diablesses"
Pauvres hommes ! Cela ne doit pas être facile, de vivre dans la peur !
Parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence : la femme lui est en tout point supérieure.
Comme souvent, lorsqu’il a peur, l’homme se défend maladroitement. Tel le chat acculé dans un coin, il se gonfle pour se donner contenance et toutes griffes dehors il essaye de sauver sa peau. Il tente de nous abaisser au rang de potiches biesses et écervelées, nous les égéries de ce monde à qui nous conférons beauté, douceur et harmonie. Pendant des siècles, il a brimé la femme par des lois et des discriminations ridicules.
Ce temps est aujourd’hui révolu. Il est temps pour lui de prendre conscience de sa faiblesse, de les accepter et d’apprendre à vivre en harmonie avec cette créature sublime qu’est la femme. C'est sous leur nez qu'ils voient filer des siècles de domination. Devant eux, défilent des femmes brillantes, socialement élevées, professionnellement au top et esthétiquement parfaites. Les pauvres… il ne leur reste pas grand chose.
C’est la femme qui choisit la maison de ses rêves (
Mais la femme sait être magnanime et comprend parfaitement son infortuné compagnon. Si c’est bien elle qui prend toutes les décisions, elle laisse à l’homme l’illusion de la liberté et du contrôle.
Non content de se trouver devant un adversaire qui le dépasse, l’homme dépérit. Il est reconnu que sa fertilité est en baisse, mettant en doute sa virilité. D'apparence, ils n'ont plus toujours l'air très masculin (nous sommes à présent bien loin du modèle sauvage "Byron Sully").
La femme pourrait se passer de l’homme. Plus besoin de lui pour rapporter l’argent à la maison, pas plus que pour maîtriser les différents outils technologiques, par exemple ces magnétoscopes et caméscopes dont le fonctionnement n'a plus le moindre secret pour nous.
Cependant rassurez-vous, messieurs, malgré votre misogynie que vous brandissez désespérément comme ultime bouclier, malgré vos faiblesses et votre évidente infériorité, nous ne sommes pas près de vous abandonner. Nous qui sommes charmantes, parfaites et irréprochables, nous nous devons de vous laisser vos illusions, comme lorsqu’on fait semblant d’avoir peur quand un enfant prend un air sauvage, tout en posant sur la scène un regard attendri.
C’est qu’on vous aime bien, malgré tout.
publié par Belledz dans: sansfrontieres